Blog des observations ornithologiques avec un intérêt particulier pour la saligue du lac d'Artix que je visite depuis l'année 1984. (2) Depuis 1994 du marais "La Saligue aux oiseaux", où nichent et attire de très nombreux oiseaux en migration toute l'année. (3) De compter la migration des oiseaux de juillet à novembre en piémont du Béarn sur le chemin de crète de la croix de Buzy.
vendredi 5 juin 1992
Hivernage régulier de l'hirondelle des rochers (Hirundo rupestris) à Pau.
Depuis quelques années, j'ai l'occasion de suivre régulièrement un groupe de 15 à 25 individus de novembre à février. Si l'atlas des oiseaux de France en hiver (Yetman & Berthelot 1991) mentionne l'hivernage dans les Pyrénées-Atlantiques, la carte 45 XV ne la signale pas.
Dans l'atlas des oiseaux nicheurs d'Aquitaine (Boutet & Petit 1987) N. Pinczon du Sel signale une observation hivernale le 20 décembre 1982 à Hasparren; carte 44 XIII.
Ce boulevard est situé en terrasse, il est maintenu par un ensemble de hautes voûtes d'environ 30 mètres et orienté plein Sud. A son pied, un versant pentu composé d'une palmeraie, de mimosas et d'un jardin de rocaille. Les parties Sud-Ouest, Ouest et Est sont abritées par de nombreux et grands arbres longeant un canal. De plus la région paloise bénéficie d'un climat doux, sans vent dominant et d'une absence de brouillard.
Bibliographie:
Yetman -Berthelot (1991) Altlas des oiseaux de France en Hiver. S.O.F. Paris.
Boutet - Petit (1987) Atlas des oiseaux nicheurs d'Aquitaine. C.R.O.A.P. Bordeaux.
Andréas Guyot
La bergeronnette: 10:3 (1992) 2e trimestre.
jeudi 4 juin 1992
Le comptage des grands cormorans au lac d'Artix.
Le moment le plus favorable pour effectuer les comptages se situent à l'aube lorsque ces oiseaux quittent le dortoir pour aller pêcher. En moins d'une heure, ils se dispersent au-dessus du gave.
Vers l'amont, on peut suivre leur progression d'Artix à St Pé de Bigorre sur 50 kms environ. Pour savoir comment ils se répartissent sur le gave, nous avons effectué des comptages en plusieurs endroits.
Méthodologie :
Dès les premières lueurs de l'aube (vers 8 h à la mi-janvier) les premiers s'envolent. Pour ne pas manquer les premiers départs, il faut arriver au lac d' Artix une demi-heure avant le lever du soleil. En revanche, au pont des grottes de Bétharram, les premiers n'arrivent que vers 9 h, 9 h 20. A Pau il faut être en place avant 8 h 40. Ils défilent au-dessus de votre tête.
Comme pour le tour de France cycliste, quelques échappés au début puis le gros peloton scindés en deux, enfin quelques attardés. Par petits groupes, ils quittent le vol pour se poser sur l'eau et se mettre à pêcher. S'ils ne trouvent pas de poissons, ils repartent et peuvent ainsi passer au-dessus de vous dans l'autre sens.
Pour avoir un résultat fiable, il faudrait utiliser la méthode que le parc national emploie pour le comptage des grands rapaces, mobiliser le plus d'observateur possible, repartis régulièrement sur le terrain le même jour, à la même heure, en pendant le même temps. Par exemple pour les cormorans de 8 à 10 heures vers la mi-janvier, époque où leur nombre est le plus important. On note l'heure de passage de chaque vol, le nombre de cormorans pour éviter les comptages en double, le sens du déplacement.
Résultats :
On pourra ainsi affiner les résultats que nous avons obtenus avec un taux d'incertitude élevé car effectués sur des jours différents du mois de janvier par trois personnes seulement. Ils donnent cependant un ordre de grandeur du phénomène. Les 297 cormorans qui d'envolent d'Artix vers l'amont, ne sont plus que 139 au-dessus de la gravière d'Artiguelouve, 89 au pont de Lescar, 75 au pont d'Espagne, 31 au pont d'Assat et 20 au pont des grottes de Bétharam.
On trouve donc sur l'eau, 138 cormorans entre Artix et Artiguelouve, 50 entre Artiguelouve et Lescar, 14 entre Lescar et Pau, 44 entre Pau et Assat, 11 entre Assat et Bétharam et 20 en amont du pont des grottes.
On remarque que deux cormorans sur trois pêchent en aval du pont de Lescar dans la zone où dominent les poissons blancs, la plupart de peu d'intérêt pour les pêcheurs. La densité des cormorans (15 à 20 au km) dans cette zone devient nettement plus faible en amont de Pau (1 à 3 au km) dans la zone à truites.
Cette dernière densité, comparée à celle des pêcheurs relativise le phénomène cormoran, en dehors de tout effet médiatique. Pour une meilleure connaissance de notre environnement avec les pêcheurs l'an prochain.
Duplaa Jo, Garcia Georges, Guyot Andréas.
La Bergeronnette : 10:1-2 (1992) 2e trimestre.
jeudi 19 mars 1992
Le Grand Cormoran (Phalacrocorax c. carbo) prédateur du Poisson-chat (Ictalurus melas).
Près d'un îlot, dans une faible profondeur d'eau, car un Héron cendré y avait pied, notre prédateur a saisi le poisson par le ventre et l'a ensuite lacéré de coup de bec tout en essayant de la faire pivoter la tête la première. Cette opération a été répétée plusieurs fois, mais le poisson était toujours vivant lorsqu'il fut avalé.
La longueur de ce traitement préalable m'a surpris, car en règle générale le Cormoran ingurgite très vite les poissons. L'opération était probablement justifiée par l'armement défensif du poisson-chat: la première nageoire dorsale et les pectorales sont pourvus d'un fort aiguillon acéré et venimeux, dont la piqûre est douloureuse. Les deux exemplaires capturés étaient longs d'environ 10 cm, donc de faible taille. Le poisson-chat originaire d'Amérique du Nord et introduit dès le début du siècle en Europe, y est considéré comme une "peste". D'autres cas de prédation sur cette espèce sont-ils connus ?
samedi 15 février 1992
L'hivernage du grand cormoran (Phalacrocorax carbo) sur le lac d'Artix et en Béarn.
Pour mieux comprendre le phénomène "grand cormoran" un cour historique s'impose.
Au siècle dernier, Monsieur Philippe signale l'oiseau comme régulièrement présent toute l'année. Voici exacrement mot pour mot, ce qu'il a écrit en 1873 dans son ouvrage "Ornithologie pyrénéenne".
Grand cormoran carbo cormoranus.
Sommet de la tête, cou, poitrine et toutees les parties inférieures du corps ainsi que le croupion, d'un noir verdâtre : un large collier blanc sous la gorge, sur le cou, de petits traits blanchâtres qui sont presque imperceptibles; haut du dos et couvertures des ailes d'un brun cendré et souvent bronzé dans le milieu des plumes, ailes courtes : la deuxième rémige est la plus longue.
Queue composés de quatorze pennes en forme de cône et de couleur noire. Région nue des yeux d'un jaune verdâtre : petite poche gutturale jaune. Iris et pieds verts. longueur 28 à 30 pouces.
Cet oiseau est sédentaire et se repend très avant dans l'intérieur des terres. On le trouve toute l'année au lac de Lourdes, et durant l'été,sur les lacs situés dans les régions alpines, tels que les lacs Bleu, de Gaube et Escoubous. Il niche soit à terre, soit sur les arbres et pond de trois à quatre oeufs d'un blanc verdâtre. Sa nourriture consiste en toute sorte de poissons. Il varie d'un blanc tapiré de vert foncé disposé par mouchetures.
Il s'est passé exactement cent ans entre la sortie du livre de Mr Philippe et les 10 premiers oiseaux revus sur le lac d'Artix et en Béarn. Et pourtant l'oiseau a disparu de la mémoire collective, car il est courant d'entendre aussi bien chez les pêcheurs que les chasseurs: Jamais l'espèce n'avait été vue auparavant.
Histoire de la découverte de l'oiseau
Les ornithologues locaux ne le redécouvrent en Béarn que le 26 octobre 1973, les deux premiers oiseaux sur le lac d'Artix. L'hivernage est complet puisqu'ils sont 10 les 7 et 21 novembre ; 12 le 5 décembre; 7 le 26 janvier 1974 et 8 le 27 février 1974, puis plus rien jusqu'en 1976.
Un seul grand cormoran sera observé sporadiquement en janvier 1976, en Janvier 1977, et le 20 mars 1978.
Ce processus est absolument normal; il y a toujours une phase où des éclaireurs cherchant des lieux de pêche et surtout des zones de non dérangement, afin d'économiser les ressources caloriques. Ce phénomène est connu chez les grands prédateurs.
Le deuxième hivernage débute dès septembre 1978 avec 5 individus et un maximum de 6 individus le 12 janvier 1979? c'est réellement le 20 novembre 1979 que débute l'hivernage régulier de l'espèce avec 20 oiseaux. un maximum de 25 oiseaux sera observé les 20 février et 12 mars 1980.
L'hivernage 1980/1981 débute le 25 novembre avec 28 individus pour maximum de 40 individus le 28 janvier 1981. C'est le 29 décembre 1983 que l'on frôle les 100 individus, exactement 95. Pour l'hivernage suivant 1984/1985: le 24 novembre 1984, 122 individus sont comptés puis 160 le 22 décembre et enfin jusqu'à 220 oiseaux le 12 janvier 1985.
L'hivernage 1985/1986 atteindra 340 individus le 14 décembre.
Depuis 1987 il y a une saturation avec environ 400 individus maximum en hivernage.
Celui-ci débute environ dans la troisième décade d'octobre jusqu'à la troisième décade de mars soit 5 mois complets avec de forts effectifs. Néanmoins quelques oiseaux arrivent dès la fin juillet début août. Ils peuvent être encore présents jusqu'à la fin mai: il s'agit surtout d'immature qui s'attardent au printemps. Par contre des adultes peuvent arriver eux, très tôt, sur les lieux d'hivernage.
Risque de reproduction
Ce qui est grave, c'est que depuis 1987, stationnent toute l'année sur le lac d'Artix, des grands cormorans blessés aux ailes, par des chasseurs inconscients. Ceux-ci favorisent la nidification de ces oiseaux en les maintenant sur place. Si deux adultes arrivent à se reproduire une année, la nidification sera inévitable les années suivantes, car les jeunes sont toujours fidèles à leur lieu de naissances.
Importance et limite des dortoirs
Cet oiseau est socialement grégaire surtout dans ses lieux de repos, de dortoir et de pêche. Dans la journée les cormorans occupent des reposoirs entre le lieu de pêche et le dortoir.
En Béarn seul le dortoir du lac d'Artix semble exister, il est possible qu'il y ait d'autres petits dortoirs plus ou moins dispersés. En revanche le long du gave, nous avons repéré plusieurs reposoirs diurnes.
Plus celui-ci est calme, plus il est fréquenté mais jusqu'à une certaine limite.
La dépense énergétique qu'impose le vol et la pêche ne peut être supérieur au pouvoir calorique des poissons que mange cet oiseau.
Il y a donc un facteur limitant la distance entre la zone de pêche et celle du dortoir, les études montrent qu'une distance de 50 Km serait un maximum.
Les comptages
Le dénombrement des oiseaux est toujours empirique les comptages d'oiseaux posés au dortoir ne nous donnent qu'un chiffre de base parce-que nous ne pouvons voir tous les oiseaux de 1 h 30 à 1 h avant la nuit.
C'est ensuite le matin au moment ou presque tous les oiseaux partent sur les lieux de pêche que nous pouvons avoir un nombre près de la réalité.
En revanche, il n'est pas possible de compter les oiseaux lors de leur rentrée au dortoir. Les mouvements sont trop échelonnés des entrées et des sorties.
Les ressources alimentaires
Aujourd'hui, (1992) il me semble y avoir une saturation de nombre d'hivernants avec 400 oiseaux, car les ressources alimentaires ne peuvent en accueillir un plus grand nombre. Comme chez tous les grands prédateurs, c'est le nombre de proies qui régularise à la fois la reproduction et l'hivernage par le nombre d’œufs pondus. Il se pose effectivement un gros problème de ressources car l'enrichissement artificiel en poissons d'un cours d'eau fausse sa richesse. Les sociétés de pêche portent donc une part de responsabilité dans le nombre d'oiseaux présents, tout simplement parce-qu'elles contribuent à les nourrir par des proies trop faciles.
En effet, qu'elle défense peuvent avoir des poissons élevés en pisciculture et mis dans un milieu sauvage par lessiveuses entières ? Cela est d'autant plus grave qu'en cette période de l'année un grand nombre d'hivernants sont encore présents. A leur tour les pêcheurs attraperont toutes ces proies faciles dans les mois qui suit l'ouverture.
Quel avenir pour l'espèce ?
La disparition de l'espèce en Béarn n'était pas uniquement due aux chasseurs comme on pouvait le croire, sa chair étant peu consommable (goût de poisson).
Partout en Europe, l'oiseau avait été déclaré nuisible.
L'oiseau a été victime de son régime alimentaire et de la méconnaissance de sa biologie. Il faudra 1975 pour que l'espèce soit protégée en France et en 1977 dans toute l'Europe.
La raréfaction des poissons dans les cours d'eau, a pour cause essentielle la pollution provoquée surtout pas l'urbanisation rapide de la population.
Des personnes soutiennent la thèse suivante: le retour des grands cormorans dans nos rivières est la conséquence de la diminution des ressources alimentaires en bord de mer due a des pratiques de pêche par chalutage non conventionnel et l'emploi anarchique des filets (Dépêche du Midi du 28/11/91).
Cet argument est contradictoire avec le fait que l'oiseau était sédentaire au siècle dernier dans notre région.
Et puis dans toute la bibliographie, nous n'avons pas trouvé trace de telles études, existent-elles ? Nous sommes près à en tenir compte.
Il serait, à notre avis, important de lancer une étude sur le rôle de l'alevinage dans nos belles rivières. Cette toute action qui entraine une modification du milieu naturel et l'alevinage par lessiveuses entières en est une, a automatiquement des conséquences sur les poissons aussi bien sauvages qu'introduits.
D'ailleurs cette pratique est elle-même contestés par certains autres pêcheurs.
La disparition du cormoran souhaités par certains pêcheurs est une fausse solution, ces mêmes personnes demandent de pouvoir se débarrasser de cet oiseau, aujourd'hui et demain, quoi d'autres ?
Cela devient grave car certains "homo sapiens" trouvent même que d'autres "Homo sapiens" sont nuisible. Ce n'est pas par l'exclusion que l'on réglera les problèmes.
Où est le sérieux dans les discours de régulation puisque l'espèce se régule d'elle-même en fonction de la disponibilité des proies. et puis l'oiseau a 60 millions d'années derrière lui, il n'a jamais exterminé le poisson, l'homme moderne n'a que 2 millions d'année, ce qui fait 58 millions d'année sans l'homme.
Restons sérieux et observons la nature pour comprendre et analyser objectivement, luttons ensemble pour obtenir des stations d'épuration biologiques des eaux usées et surtout la pêche le long des d'eau n'est qu'un loisir ou un sport pour ceux qui le veulent.
Qui peut se dire propriétaire de la faune sauvage par l'octroie d'une carte de pêche.
Bibliographie:
Géroudet Paul (1991) Système hivernal du cormoran dans le haut bassin du Rhône - Nos oiseaux 41:145-164.
Philippe (1873) Ornithologie Pyrénéenne, oiseaux sédentaires et de passage dans les Pyrénées Françaises, Cazenave Bagnères.
Yeatman Laurent (1971) Histoire des oiseaux d'Europe - Bordas Paris.
Marion Loïc (1990) les oiseaux piscivores et les activités piscicoles impact et protection - Ministère de l'environnement et Ministère de l'agriculture et de la forêt - Paris.
Guyot andréas (1989) les oiseaux du lac d'Artix. cinq années d'observation - MJC du Laü Pau.
Austin O & Singer A, Familles d'Oiseaux Ottawa Canada.
Yesou Pierre (1989) Fidélité de grands cormorans à un site d'hivernage ou à un axe migratoire. ORFO 59:175-178.
Cet article n'aurait pas été possible sans les notes de terrain des ornithologues locaux des années 60 et 70: J.C Alberny, Philippe Desaulnay, Gérard Blake.
Je tiens particulièrement à les remercier, ainsi que le petit-fils de Simin Palay qui m'a permis d'avoir accès à sa bibliothèque.
Andréas Guyot
Jo Duplaa
La Bergeronnette 9:2-8 (1992) 1er trimestre.
mercredi 13 novembre 1991
Première nidification réussi du crabier chevelu (Ardeola ralloides) sur le lac d'Artix.
Lors du dénombrement de la colonie:
de Héron bihoreau (Nycticorax nycticorax), d'Aigrette garzette (Egretta garzetta) , d'Héron cendré (Ardea cinerea), d'Héron pourpré (Ardea purpurea), (tout ce petit nombre niche conjointement année après année et sans problème de cohabitation).
Nous eûmes la surprise le 31 mai 1986 d'observer deux individus en plumage nuptial. Puis le 1 et le 9 juin et toujours en couple.
Aucune activité n'a été manifestée avant le 14 et le 15 du mois où j'ai observé des transports de branches, mes observations se sont poursuivies jusqu'au 28 juin et puis plus rien.
Le couple a t'il niché? pour certains, c'est probable, d'autre non. Nous ne le serons jamais. il en va de même pour les observations du 17 au 27 mai 1989.
La preuve certaine de sa nidification n'a eu lieu que l'année 1990, où là nous avons pu suivre tout son déroulement jusqu’à l'envol des jeunes, soit du 22 mai au 25 juillet, deux couples ont été observés mais un couple a pu être suivi car son nid était situé au bord de la colonie. La ponte a été déposée vers le 1.6.1990, les 4 jeunes sont nés vers le 23.6.90, le 25 juillet, un adulte était encore présent avec 3 juvéniles volants puis plus rien.
Ce que nous pouvons dire sur cette nidification hormis les détails de comportements, c'est que l'espèce est très discrète car bien souvent les deux adultes étaient présents sur le nid ou très proche celui-ci sans aucune activité et cela pendant de très longues heures, contrairement aux aigrettes garzettes et au bihoreaux gris qui ont précis, notre oiseau ne semble pas en avoir vraiment, ce qui rend difficile son observation dans une colonie aussi dense que celle d'Artix. Malgré tout, c'est surtout au moment du crépuscule que nous avons pu observer une activité. Pour être plus précis avant que les bjhoreaux ne partent se nourrir, vers 18 h jusqu'à 20 h environ.
Bibliographie:
Berthelot J.Y., & Navizet G. (1986) Note sur les hérons crabiers nicheurs. Nos oiseaux 38:354-358.
Géroudet Paul, (1978) Grands echassiers, gallinacés, râles d'Europe. Delachaux & Niestlé. Neuchâtel Paris.
Guyot Andréas, (1989) les oiseaux du lac d'Artix, 5 années d'observation, MJC du Laü Pau.
Hafner Heinz (1977) contribution à l'étude écologique de quatre espèces de héron pendant leur nidification en Camargue. Thèse d'état, Toulouse.
Roche Pascal (1983) Le héron crabier en région toulousaine, le Grand duc, 22:29-31.
Yeatman Laurent (1976) Altlas des oiseaux nicheurs de France SOF Paris.
Andréas Guyot.
La bergeronette: (1991) 8:6-8. 4e trimestre.
dimanche 15 septembre 1991
Le nourrissage hivernal à Gan ; (dans les Pyrénées-Atlantiques).
Liste des
oiseaux à la mangeoire à Gan 64.
Avec un jardin et verger de 1500 m2, avec tout type de
nourriture et depuis 1985.
Mésange bleue
Mésange charbonnière
Mésange
à longue queue
Mésange
huppée
Mésange
noire
Mésange
nonette
Pinson
des arbres
Moineau
domestique
Sittelle
torchepot
Grimpereau
des jardins
Accenteur
mouchet
Rougegorge
familier
Troglodyte
mignon
Bouvreuil
pivoine
Chardonneret
élégant
Verdier
d’Europe
Tarin
des aulnes
Pouillot
véloce
Fauvette
à tête noire (verger)
Bergeronnette
grise (sol)
Merle
noir (sol)
Grive
musicienne (sol)
Tourterelle
turque (sol)
Geai
des chênes (verger)
Pigeon
ramier (verger)
Pigeon
domestique (verger)
Pie
bavarde (verger)
Corneille
noire (verger)
Etourneau
sansonnet (sol)
Pic
épeiche (buche et verger)
Gros
bec casse noyaux
Leiothrix jaune
dimanche 1 septembre 1991
Tentative de parasitisme de Grands corbeaux à l'aire du vautour fauve.
Dès le matin du 20 avril 1991 vers 9 h, les ceux Vautours fauves adultes partent à la recherche de nourriture, laissant seul le jeune qui a environ 10 jours. A leur retour vers midi et à peine sont-ils posés sur l'aire, les Grands Corbeaux les harcèlent sans ménagement afin de subtiliser la nourriture destinée au jeune vautour. L'insistance de ces corvidés est elle qu'il faut beaucoup d'énergie au vautour pour les empêcher de prendre la pitance à peine déglutie. Pendant tout le nourrissage, un des adultes protège l'autre et vice versa, tout cela pendant environ quinze minutes. Le déglutissage terminé et le jeune nourri, les grands corbeaux d'apaisent et rejoignent leur aire située à 25 m de là.
A aucun instant le jeune vautour laissé seul sur l'aire n'a été inquiété par les Grands Corbeaux, ni pas les Corneilles noires (Corvus corone) présentes. Lors de nos visites dans d'autres secteurs de la vallée, nous avons pu vérifier une nouvelle fois ce type de parasitisme.
Le plus surprenant est que plusieurs couples de Vautours fauves laissent leurs jeunes seul à l'aire; toutefois, nous n'avons alors constaté aucun cas de prédation sur celui-ci; c'est seulement le nourrissage qui est visé.
dimanche 9 juin 1991
Première observation de Macreuse noire (Melanitta nigra) sur le lac d'Artix.
Déjà aux Jumelles "10 x 40", je reconnus les quatre femelles de macreuse, par ailleurs observées sur la côte atlantique à Capbreton et dans l'estuaire de l'Adour à Bayonne.
A la longue-vue "22 fois" nous pûmes détailler le plumage de deux mâles en livrée immature, le dernier était en plumage d'adulte.
L'observation s'est faite à environ 70 à 80 m dans des conditions de lumière excellentes. Les trois mâles avaient le culmen jaune/orangé, l'adulte avait le tubercule plus prononcé.
Dans les dates l'apparition n'est pas surprenante car j'avais déjà observé l'espèce le 1 mai 1986 et le 22 avril 1988 à la pointe de Grave (33).
Pour le lieu, c'est une autre histoire, car depuis sa création en 1958 jamais l'espèce n'y fut signalée.
L'après-midi, après avoir prévenu les membres de l'activité, nous retrouvâmes les macreuses au même endroit et chacun put observer les différents critères d'identification.
Dans la bibliographie l'espèce est observée jusqu'en mai.
- Les oiseaux de Fontainebleau - J.P. Siblet
- Oiseaux d'Alsace - C. Kemf
- Guide des oiseaux de Camargue - Blondel, Isemman
- Les palmipèdes - P. Géroudet
- Rapports du Cap Gris-Nez et bulletins du centre ornithologique de l'île d'Ouessant.
Guides:
Bird identification - Macmillan
Tous les oiseaux d'Europe - Bordas.
Andréas Guyot.
Antoine Aly.
La Bergeronnette: 6:18-19, (1991) 2e trimestre.
samedi 2 mars 1991
Synthèse des observations de la grande aigrette (Egretta alba) sur le lac d'Artix.
Avec Patrick Bach, lors du comptage du dortoir d'aigrette garzette (Egretta garzetta), nous eûmes la surprise de trouver un aigrette plus grande parmi les 24 oiseaux. De la taille du héron cendré, bec jaune, déjà l'identification ne semblait pas faire de doute.
Lors de l'envol, nous remarquâmes ses pattes noires, la différence de taille avec les garzettes est flagrante, le cou plus en S.
D'autres observations ont été faites les 27 et 30 novembre avec des amis, qui nous confirmèrent notre observation.
Le 1er décembre, mais aussi les 4, 14, 21, 25 et 29, nous aurons tout le loisir d'être comblés par cette rareté.
Le CHN, (Comité d'Homologation National) qui certifie les raretés, a donc homologué la grande aigrette sur le lac d'Artix (1er du genre pour le département).
En 1987, lors de la vague de froid, le 14 janvier vers 17,30 h l'oiseau se nourrit sur le lac puis s'envole. Le 18 avec Antoine Pisu, nous l'observons sur la cime d'un saule; le lendemain, Jean-Louis Grangé l'observe à nouveau, puis plus rien.
Ce n'est que j'hiver suivant, dès le 26 décembre de la même année que la première observation est faite et ceci jusqu'au 10 janvier 88.
Il nous faudra attendre deux ans pour l'observer du 13 janvier 90 jusqu'au 26 février, et à nouveau dès le 27 octobre 90 jusqu'au 3 novembre toujours de la même année 90.
Ses apparitions sont toujours furtives. Il n'est pas question d'hivernage, impossible de dire s'il s'agit d'un seul et même individu, néanmoins sa visite est de plus en plus courante sur le lac d'Artix car l'oiseau y a séjourné à 5 reprises de 2 à 40 jours environ, ce qui démontre une qualité d'accueil du milieu.
La grande aigrette fréquente aussi notre région plus ou moins épisodiquement. Voici une série d'observation. d'Aquitaine et des hautes Pyrénées.
Mes observations personnelles:
- 3e hivernage complet et consécutif d'un seul individu au lac de Puydarieux 65
- 2 individus au marais d'Orx (40) depuis le 26 dec 1990 et 1 depuis le mois de novembre.
- 2 individus du 14 au 22 avril 90, au Verdon s/mer (33)
Observations relevées dans le courbageot N°13 (Mai 1989).
- 1 ind le 11/2/87 Etang de Lacanau, 33
- 1 ind le 12/1/86 Etang de Carcans, 33
- 1 ind le 28/11/85 Etang de Lacanau, 33
- 1 ind du 10/1 au 28/2/85 Etang de Lacanau, 33
- 1 ind en août 1976 à Blanquefort, 33
- 2 ind les 16 et 17 juin 1975 à Malprat, (Bassin d'Arcachon)
- 1 ind en mai 1966, île aux oiseaux, (Bassin d'Arcachon)
- 1 ind tué le 15 nov 1946 à Pontonx-sur-Adour, 40.
Bibliographie:
Dubois P.J., Yesou P. (1986) Inventaire des espèces d'oiseaux occasionnelles en France. Page 26-27.
Grasset D. (1990) l'oiseau blanc, La Bergeronnette 1-12. Mjc du Laû Pau.
Grisser P., Sargos F. (1982) Statut des ardéidés en Aquitaine, bilan 1997/1980. Le courbageot 9 1-28. CROAP Bordeaux.
Guyot A. (1989) les oiseaux du lac d'Artix, 5 années d'observations. Page 31.
Harle P., Lebail J.C (1979) Etude phénologique et variation numérique de l'avifaune du lac d'Artix. Le coubageot 6, 1-9. CROAP Bordeaux.
Reviriego B., Grisser P. Synthèse des observations de la grande aigrette (Egrette alba) de 1985 à 1987 sur les étangs de Carcan et de Lacanau 33. Le courbageot 13, 39-41. CROAP Bordeaux.
Sardin J.P. La grande aigrette (casmerodius albus) en France UNAO 12 pages.
mardi 11 décembre 1990
Première nidification réussie en France de l’élanion blanc, Elanus caeruleus
1 juillet (11 à 20 h). La femelle couve. Nous pensons qu’elle a dù pondre autour du 25 ou 27 juin. Le mâle chasse dans les prairies vers 18 h 30 et apporte une proie directement à la couveuse.
27 juillet (10 à 22 h). Nous apercevons trois poussins en duvet ivoire à beige ; la femelle les nourrit.
1eraoût (18 à 20 h). Entre le plus grand et le plus petit des poussins, la différence de taille est très perceptible. Des plumes sortent déjà des fourreaux : grandes couvertures sombres bordées de blanc. Le cadet a le bec bien noir, la cire claire, l’œil brun ; le sourcil bien fourni assombrit la paupière. Ce soir là, le premier nourrissage est observé à 21 h 30, juste avant le coucher du soleil : un micro-mammifère à longue queue (mulot ?).
3 août (18 à 22 h), (de Marie-Claude Mahieux et Georges Holin). Lors d’un nourrissage, quatre poussins sont observés.
10 août (18 à 20 h). Les quatre jeunes sont confirmés ; le plus grand bat déjà des ailes et ils crient, ce qui semble stimuler les nourrissages qui se suivent rapidement : 20 h 25,,,, 20 h 30 …. 20 h 50…. 20 h 52….. 20 h 54…, puis plus rien jusqu’à celui de 21 h 05. « Une telle fréquence est rare chez les rapaces » nous dit Jean-François Terrasse, en visite. En tout six proies : 2 rongeurs sans queue et quatre non identifiées.
11 août (9 h 30 à 21 h 30). Premiers nourrissages vers 10 h 15…. 10 h 40….. 11 h… Lors des deux premiers, le mâle qui a chassé donne la proie à sa compagne, qui l’apporte aux jeunes, Echanges de cris entre les partenaires, mais aussi entre jeunes et adultes. Pendant plus de sept heures, de 11 h à 18 h 15, les jeunes s’agitent, mais rien ne se passe. L’attente est pénible par une chaleur de
12 août (15 à 22 h). Début des nourrissages à 16 h 42 par ciel couvert, mais un vent fort se lève et les interrompt jusqu’à 18 h 58 ; d’ailleurs les adultes ont délaissé leurs postes habituels à la cime des pins.
14 août (18 à 22 h). Un orage a éclaté la veille au soir. Sur l’aire ne restent que trois jeunes : 1er, 2e et 4e par ordre de naissance. Cinq Pies (Pica pica) se sont posées autour du nid, que l’une d’elles paraît regarder avec intérêt. Les adultes les intimident en venant tout près ou en les chassant au vol.
15 août (8 à 22 h). Trois jeunes visibles jusqu’à 11 h, avant qu’ils ne somnolent. A 16 h 45, 1er et 2e sont hors du nid, sur une branche qui le porte. A 19 h 45, l’ainé vole sur l’aire pour la première fois, âgé d’au moins d’au moins 25 jours. Qu’est devenu le n°3 ? A 20 h, je me décide à explorer le site au –dessous de l’aire, fort à propos car je découvre l’oiseau encore vivant, à terre au fond des ajoncs….. Le remettre au nid, c’est prendre le risque d’effrayer les autres, qui iraient se perdre dans les maïs déjà très hauts et denses entourant la parcelle. Mieux vaut le placer au centre de soins en attendant qu’il puisse voler et nous le rapporterons alors sur le site.
16 août (15 à 22 h). Après avoir nourri cet oiseau avec des foies de volaille et des cous de poulet, je le transfère donc, au centre U.N.C.S. (Union nationale des centres de soins). A mon retour sur les lieux, l’ainé des jeunes vole toujours sur place ou change de perchoir en voletant au dessus de l’aire. Le 2e bat des ailes sur le nid et le cadet encore peu ou pas emplumé semble vigoureux. A mesure que les juvéniles avancent en âge, le roux de la poitrine disparaît et le gris de la calotte d’éclaircit.
17 août (18 à 22 h). Présentation du site aux gardes de l’O.N.C., afin que leur information prévienne des « bavures » à l’ouverture de la chasse le 10 septembre. En soirée quatre nourrissages : 20 h 40…. 21 h 05…. 21 h 15…. 21 h 25…. ; soit une proie avec queue et trois sans, toujours des micro-mammifères.
18 août (9 à 20 h). Quoique à l’affût depuis 9 h, nous ne constatons aucun apport de nourriture avant 19 h. Le cadet est servi en priorité, les deux autres volent sur place ensemble en se soulevant du perchoir.
20 août (15 à 21 h). L’ainé s’élève face au vent, les ailes déployées écartées de 120° environ, sans battements. A 18 h précises, il part et Georges Holin le perd de vue, mais il revient à 20 h sur l’aire, où le cadet reste couché, tandis que le 2e bat des ailes sur une branche. A noter que cette première excursion aérienne, à l’âge de 29 à 31 jours, n’a suivi aucune incitation manifeste de la part des adultes. D’ailleurs il n’y a pas eu de nourrissage entre 16 h 30 et 20 h.
22 août (17 à 21 h 30). Rien ne se passe comme l’avant-veille. Le cadet est nourri à 18 h, puis le 2e prend son essor à 19 h 40, mais cette fois il a été stimulé par un parent qui a volé en cercles autour de lui ; auparavant, il n’a pas déployé ses ailes. A 20 h un nourrissage fait revenir les deux jeunes qui s’étaient éloignés, mais c’est le cadet qui s’empare de la proie, puis sort du nid et grimpe sur les branches. Un adulte provoque l’envol de ses deux compagnons perchés sur un pin, en les frôlant au passage.
Les observations à distance ne permettaient pas d’identifier les proies avec certitude, sinon que c’étaient des micro-mammifères, Certains soirs d’août, le rythme très rapide des apports à l’aire prouvait l’efficacité de la chasse et une bonne disponibilité de proies sur les près et chemins des alentours immédiats. Les pelotes de réjection récoltées au-dessous des reposoirs après l’envol des jeunes ont été examinées par Paul Géroudet et analysées aimablement par Stéphane Aubry, sous la direction du professeur Claude Mermod, à l’Institut de Zoologie de l’Université de Neuchatel. La détermination au microscope s’est basée sur Debrot, Fivaz, Mermod & Weber (1982) : Atlas des poils de mammifères d’Europe. Ed. institut de Zoologie, Neuchâtel.
L’aspect des pelotes d’Elanion blanc est parfaitement résumé dans le Hand-buch der Vögel Mitteleuropas de Glutz von Blotzheim, Bauer & Bezzel (Wiesbaden 1971) : « pelotes lâches, riches en poils et os, rappelant celles des chouettes ». Les 39 boulettes étaient pour la plupart de forme ovoïde courte avec 30 x
Soit 8 Oiseaux = 13,5%
Ces données concernent des sujets isolés, décrits comme « adultes ». En fait, l’âge n’est guère identifiable à distance et, après la mue postjuvénile complète au cours du premier hiver, tous les Elanions blancs ont un aspect identique. On ne sait rien de leur maturité sexuelle…. (P.G.)
En guise de conclusion, relevons qu’un couple d’Elanion, étroitement cantonné sur environ 4 km2, passe aisément inaperçu dans une région médiocrement séduisante pour les ornithologues. Le hasard y a fait découvrir l’espèce en 1983. mais on peut à bon droit se demander si elle n’était pas déjà présente auparavant… il suffit aussi qu’un territoire soit abandonné au profit d’un autre site éloigné disparu. L’éventualité d’autres couples, nicheurs ou non, ne peut être exclue en Aquitaine, ni ailleurs : bonne chance aux explorateurs !
Les données météorologiques locales ont été fournies par la Météorologie Nationale (Pyrénées-Atlantiques). L’analyse des pelotes est due à Stéphane Aubry sous la direction du Dr Claude Mermod (Institut de Zoologie, Neuchâtel), grâce à Paul Géroudet, dont les encouragements, les informations, la peine qu’il a prise à mettre au point le manuscrit et à le documenter ont contribué de façon décisive à cette publication ; il est d’ailleurs responsable des chapitres sur l’alimentation et sur les apparitions hors Aquitaine, Ma gratutude s’adresse encore à Pierre Petit et à Willy Suetens pour avoir gracieusement mis à disposition leurs superbes photographies.
- Boutet,
J.Y. & Petit P. (1984) : Atlas
des oiseaux nicheurs d’Aquitaine, C.R.O.A.P., Bordeaux.
- Dubois,
P.J. & Yésou P. (1986) : Inventaire
des espèces d’oiseaux occasionnelles en France.
- Gensbol B.
(1984) : Guide des Rapaces
diurnes d’Europe, d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Delachaux
& Niestlé, Neuchatel-Paris.
- Géroudet
P. (1965) : Les Rapaces diurnes
et nocturnes d’Europe. Delachaux & Niestlé, Neuchâtel-Paris.
- Papacotsia
A. & Petit P. (1984). Présence d’un couple d’Elanions blancs en
Aquitaine. Le Courbageot, N°10 :
19-20.
- Pommies
S. (1990) : L’Elanion blanc (Elanus
caeruleus) dans les Pyrénées-Atlantiques. La Bergeronnette (à paraître).
- Suetens
W. (1989) : Les rapaces diurnes
d’Europe. Ed. du Perron, Liège.
dimanche 2 décembre 1990
Comportement étrange d'hirondelle de cheminée (Hirundo rustica)
Sur le bord de la route il y avait une femelle d'hirondelle de cheminée morte avec un petit escargot dans le bec. Pendant 30 minutes le mâle est resté auprès d'elle et a essayé de tenter l'accouplement plusieurs fois. J'ai ensuite retourné l'hirondelle sur le dos et celui-ci a volé au-dessus sans se poser.
Je l'ai donc remis sur le ventre et à nouveau, il s'est posé près d'elle et a tenté d'autres accouplements. Un juvénile est venu se poser à coté sans que rien d'agressif ne se passe entre le mâle et lui. Un autre mâle est venu tenter un accouplement, une chamaille s'en est suivie entre eux, ce qui a fait fuir le juvénile. Puis, le mâle est revenu à côté.
